Appui au Redéploiement des Forces de Sécurité Intérieure et Restauration de l'Autorité de l'Etat
Théâtre de violents affrontements en 2013, la République Centrafricaine a su assurer sa transition démocratique avec l’élection en mars 2016 de son président Faustin Archange-Touadéra.
Dès novembre 2016, la Politique Nationale de Sécurité (PNS) est adoptée. Tout en définissant les orientations stratégiques pour un retour de la sécurité sur le territoire, celle-ci affirme que l’incapacité des forces de sécurité intérieures (FSI), doublé d’un manque de reconnaissance de l’utilité de leur action, à protéger les populations dans les moments de crises est une des raisons principales du manque de confiance des citoyens en l’Etat centrafricain.
Les actions menées conjointement par les autorités et les partenaires internationaux en République Centrafricaine ont permis de compenser dans une situation d’urgence, les déficits sécuritaires immédiats de la capitale, Bangui. Cependant, la situation sur le reste du territoire demeure très problématique et la relative stabilité ressentie actuellement pourrait n’être qu’éphémère si aucune action n’était entreprise pour y assurer un retour de l’autorité de l’État.
Contexte
En août 2018, le calme revenu le long de l’axe reliant Béloko (à la frontière du Cameroun) à Bangui est jugé propice à une montée en puissance de la présence de l’État in situ. Les Forces de Sécurité Intérieure (Commissariats de Police, Brigades de Gendarmerie, Services des Douanes, Brigade Mobile de Surveillance) s'efforcent d’y exercer leur fonction malgré un dénuement quasi-total (peu de moyens de transport, transmissions inexistantes, etc.). Parallèlement, les collectivités territoriales peinent à assurer les services de bases, faute d’équipements et de ressources humaines et financières.
Par l’action combinée d’un déploiement des FSI et du renforcement des collectivités territoriales, c’est la restauration de l’État de droit qui est visée. La protection des biens, garantie à la fois par la présence de forces de l’ordre mais également par un système judiciaire et une administration territoriale présente et active, est la première étape vers le développement d’un État de droit.
Objectifs du projet
Contribuer à la stabilisation de la situation sécuritaire centrafricaine et la restauration de l'autorité de l'Etat à travers le redéploiement des Forces de Sécurité Intérieure et de l'Administration Publique.
Plus spécifiquement:
- Appuyer le redéploiement des forces de sécurité intérieure centrafricaines le long de l’axe Béloko - Bangui
- Apporter un soutien en formation, équipement et fonctionnement de l'administration publique sur le corridor
- Contribuer à restaurer la confiance des populations situées dans la zone de déploiement par l’information et la sensibilisation au retour des forces de sécurité et la remise en route des services de base de l’administration publique
Principales activités
- Formation et équipement d’environ 1200 personnels de forces de sécurité intérieure sur les sites de Bangui et Bouar
- Dotation de véhicules au profit du redéploiement des FSI sur le corridor (48 jeep P4, 20 camions TRM 2000, 12 camions ateliers, 39 motos)
- Mise en place de deux garages (Bangui et Bouar) pour assurer la maintenance des véhicules remis
- Réhabilitation et équipement de 7 postes de contrôle le long de corridor
- Réhabilitation du centre de transmission inter forces de Bouar, destiné à coordonner l’intervention des FSI dans la région
- Aménagement d'un centre de crise à la Direction Générale des Opérations de Ministère de la Sécurité Publique
- Construction d’un centre de formation mixte à Bouar pour créer un second point de départ de futurs redéploiements
- Mise en place de programmes de formation au profit des agents de l'administration publique
- Conduite d’enquêtes auprès des communautés du corridor afin de recueillir et évaluer le degré de confiance de la population envers l’action de l’État centrafricain
- Lancement d’une campagne de sensibilisation et d’information sur les rôles de FSI et des collectivités territoriales afin de renforcer la visibilité de l’action de l’État
- Appuyer les plateformes de dialogue et de concertation entre les FSI et les communautés au niveau local et préfectoral
Le projet en chiffres
10,51 M€
Budget
5
experts temps pleins
4
Ministères concernés
Chronologie
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octobre 2018
Début du projet
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décembre 2018
1er Comité de Pilotage & Cérémonie de lancement
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février 2019
Lancement des appels d'offre
Lancement des appels d'offres pour: - acquisition d'équipements et d'uniformes pour les FSI - acquisition de véhicules - travaux de construction et de rénovation - acquisition de matériel de transmission
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mars 2020
Prolongation du projet
Afin de faire face à la demande en formation et en matériel, l'Union européenne a abonder le budget du projet de 2,4 millions et prolonger la période de mise en oeuvre de 8 mois pour permettre l'organisation d'activité supplémentaires.
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novembre 2020
Clôture envisagée du projet
À propos du projet
Statut du projet
En cours
Type de financement
Union Européenne
Type de contrat